La beauté au naturel, c’est possible ? 

Première dans le secteur de la gestion des déchets, l’Union européenne propose l’adoption d’un texte de loi au Parlement européen qui vise à réduire au minimum les déchets plastiques à la source. Déjà dans le collimateur de l’Union européenne, certains déchets en plastique sont d’ores et déjà interdits à l’image des sacs en plastique de caisse jetables – de moins de 50 micron depuis le 1er janvier 2017 – mais aussi des microplastiques – particules de moins de cinq millimètres depuis le 1er janvier 2018 – dans les cosmétiques sans oublier d’ici 2020, la fin programmée des bâtonnets de coton-tige en plastique et de la vaisselle jetable en plastique.  

D’ici 2021 ce seraient alors les bâtons pour fixer les ballons gonflables, les couverts jetables, les pailles, les agitateurs de boissons en particulier qui seraient eux aussi interdits de mise sur le marché. Nul ne doute que d’autres produits cosmétiques et d’hygiène grossiront prochainement les rangs des emballages plastiques proscrits. Et pour cause, ce ne sont pas moins de 75 000 tonnes d’emballages de produits cosmétiques et d’hygiène qui sont jetés chaque année (étude IPSOS commandée par l’éco-organisme Eco-Emballages, donnée 2010). 

Inspiré ou non par le mouvement « zéro déchet », il convient dès à présent, de refaire une beauté aux produits cosmétiques et, de se mettre « au vert ». Outre le fait que cela réduit l’empreinte écologique, ce geste bon pour la planète l’est aussi pour le porte-monnaie. Gros plan sur les alternatives existantes.

Cap sur les produits de beauté « zéro déchets » 

Dans une quête de réduction des déchets, mais aussi d’adoption d’une vie plus saine, il existe des astuces pour se faire belle tout en préservant Dame nature. Tout d’abord, il convient de lister l’ensemble des produits jetables présents dans la salle de bain, ceux qui sont avec un emballage en plastique et de les remplacer par leurs alternatives éco-conçues. Exit donc les produits d’hygiène et de beauté avec un suremballage, jetables, mais aussi ceux dont la liste des composants est indéchiffrable. Mieux vaut s’orienter vers des produits respectueux de l’environnement, mais aussi éthiques. Il est donc essentiel de changer ses habitudes et de passer au naturel tout simplement. 

Pour se laver les cheveux

Côté shampoing, à l’image des pains de savon, il existe des shampoings solides. À base de produits totalement naturels – beurre végétal, huile et poudre de plante essentiellement – et issus de l’Agriculture Biologique, il suffit d’appliquer le pain de shampoing sur cheveux mouillés puis de frotter jusqu’à obtenir de la mousse. Outre le fait que les risques d’allergies soient fortement réduits, ces produits sont également éco-conçus : l’emballage ensemencé permet alors de trouver une seconde vie dans la jardinière et de fleurir la fenêtre. Exit donc le flacon en plastique ! 

Pour se démaquiller

Parce que chaque femme utilise en moyenne 2 000 cotons jetables par an – un kilo de coton demande du chlore et 5 263 litres d’eau pour être fabriqué – les lingettes démaquillantes en coton sont alors une bonne alternative. D’autant, qu’avec un peu de couture, il est possible de les fabriquer soi-même avec une vieille serviette de bain par exemple. De quoi réduire là encore la quantité de déchets générés au sein du foyer. En moyenne chaque français, jette pas moins de 450 kilogrammes de déchets par an tout confondu, dont 70 % peuvent trouver une seconde vie via l’une des filières de valorisation matière existante. 

Pour se désodoriser les aisselles 

Chaque matin, la plupart des Français appliquent du déodorant sur leurs aisselles. Un geste presque anodin qui entraîne la consommation d’environ 327 000 déodorants par jour. Mais voilà, les déodorants contiennent des sels d’aluminium qui empêchent l’évacuation naturelle des toxines en obstruent les pores ; ce qui, peut être à l’origine de certains cancers du sein. Outre le fait de préserver la planète, son bas de laine, mieux vaut opter pour des déodorants qui préservent la santé. Dépourvus de parabens, de phénoxyéthanol et de triclosan notamment, les déodorants issus de l’Agriculture Biologique sont juste parfaits. Et, ils sont également parfumés : calendula, hamamélis, coco, jojoba, rose de Damas ou encore aloe vera, il y a en a pour tous les goûts, toutes les envies. En parallèle, il est également possible d’opter pour la pierre d’alun. Pour les adeptes du « DoItYourself », il existe également de nombreuses recettes pour réaliser son propre déodorant

Pour les périodes de règles

Il existe des coupes menstruelles – également appelées cups féminines – qui s’utilisent en place et lieu des protections périodiques classiques telles que les serviettes et les tampons pendant la période des règles féminines. Petit objet ressemblant à un petit entonnoir doté d’une tige pour l’attraper et la retirer, la cup féminine est généralement en silicone. Son coût est très vite amorti compte tenu de sa longévité et surtout, elle est bien plus efficace que les serviettes et autres tampons. En effet, elle se vide toutes les 6 à 12 heures selon les modèles et demande uniquement une désinfection avant d’être réutilisée. 

Pour se brosser les dents

4.9 milliards, c’est le nombre de brosses à dents non biodégradables qui finissent dans les océans et les décharges chaque année. Et pourtant, là aussi il est possible d’opter pour une alternative 100 % naturelle. Il existe notamment les branches de siwak ou de margousier voire aussi des brosses à dents 100% en bambou pour se brosser les dents. Côté dentifrice, il existe également des recettes maison pour fabriquer son dentifrice au naturel à base de bicarbonate de soude notamment.  

Pour s'épiler 

Dans la lutte contre les poils, mieux vaut préférer l’épilateur électrique au rasoir jetable, à la cire classique ou encore à la crème dépilatoire. Pour celles qui souhaitent s’épiler en mode écolo, il est possible de fondre pour le « sugaring ». Une cire naturelle à base de sucre qui ne colle pas aux vêtements, qui évite les brûlures et qui est notamment adaptée aux personnes souffrant de varices et/ou sujettes à l’eczéma. Pour cela, il suffit de prendre un verre, de le remplir deux fois avec du sucre en poudre avant de le verser dans une casserole. Puis, avec le même verre d’y ajouter ½ verre d’eau avant de porter à ébullition. Dès obtention d’une pâte homogène et dorée, il faut retirer la casserole du feu et ajouter le jus d’un demi-citron ainsi que deux cuillères à soupe de miel. Une fois la texture devenue épaisse et souple, la cire est prête à être utilisée. Étalée par petites bandes sur du papier sulfurisé une fois tiédie, il faut la retirer dans le sens inverse des poils pour avoir une peau sans poil.

Les autres alternatives

Pour se laver les mains et le corps, le savon saponifié à froid permet d’avoir une peau saine et bien hydratée. Pour se nettoyer les oreilles, le cure-oreille notamment permet de retirer le cérumen superflu sans endommager l’intérieur de l’oreille. Pour le papier toilette, il en existe du totalement recyclé avec l’emballage entièrement recyclé et recyclable. À privilégier donc. Pour se moucher le nez, le vintage a finalement du bon et les mouchoirs en tissu font leur grand come-back. 

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